Poète Marieka-p

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Texte n°7

 

 

 

N° 7 : Valentin

 

 

Après la mort de son papy  Timis, Tomi avait essuyé son chagrin et laisser ses souvenirs bien au chaud, dans un coin de son petit cœur.la vielle dame, avait décidée de prendre quelques jours de vacances, une semaine au bord du lac de  st Germain à quelques lieux du Village. Tomi était heureux, après tant de douleurs, il allait se changer un peu les idées. La vielle dame prépara sa valise, sans oublier quelques jouets pour son petit chat. Le lendemain vers quatorze heures, ils allèrent tous deux à la petite gare du Village, ou il ne passait qu'un seul train par semaine, le vendredi.

Sur le quai, des gens attendaient, le retour d'un proche ou d'un ami, d'autre comme Tomi et était là pour partir en vacances. Le contrôleur annonça l'arrivée du train, d'un coup de sifflet et  tous les  voyageurs montèrent à bord cette grosse locomotive, qui crachait un nuage de fumée blanche. Tomi se mit près de la fenêtre, pour admirer le paysage.

Arrivé à destination, la vielle dame, prit un taxi pour la conduire jusqu’à la porte d'une auberge près du lac. Une fois arrivée dans la chambre, elle déposa sa valise, puis elle alla se promener avec Tomi en bordure de l'eau. Des adultes, des enfants faisaient du pédalo, du bateau à voiles et d'autres du canoë. Tomi était très intrigué, de voir tous ces gens sur ce le lac, qui reflétait un soleil ardent. Il avait chaud et il demanda à la ville dame:

_Tu peux m'acheter une glace, s'il te plait.

_Bien sur mon petit Tomi, il fait si chaud, j'en prendrais une moi aussi.

Ils allèrent s’installer sur un banc, tout près d'un saule pleureur, qui leur servit de parasol. Tomi tout en dégustant sa glace à la fraise, contemplait les bateaux, sur l'eau bleu verte. Soudain ses yeux se portèrent sur l'horizon, il aperçut un canoë, avec à son bord un petit chien blanc et deux hommes, peut être ses maîtres se disait-il. Les oreilles au vent et la truffe en l’air, le petit chien avait l’air heureux d’être là, sur pointe avant du canoë, qui coupait l'eau aussi vite qu'un éclair.

Tomi se disait : ils sont fous, le pauvre petit chien va tomber et se noyer. Tomi aimait bien les toutous, les petits, mais dans son quartier, il n’était  pas question qu’un chien y mette une patte, car Djim le vieux chat de gouttière et  ses amis y veillaient.

Mais ce jour-là, Tomi était heureux, un chien, rien que pour lui tout seul, chouette se disait-il en faisant des roulades sur le gazon. Sans savoir que le petit chien du canoë avait une peur bleue des chats. Tomi toujours près du saule pleureur, commençait à s'assoupir, quant à la vielle dame, elle lisait un roman à l'eau de rose. Soudain, à quelques mètres de la rive, là juste là, sous les yeux de Tomi, un grand floc, qui le fit sortir de son demi-sommeil. Le petit chien était passé par déçu bord, son maître crier :

_Valentin, Valentin.

Mais le petit chien allait à la dérive et le canoë le suivait. Arrivé à sa hauteur, le maître d'un geste vif l’attrapa par le collier, pour le remonter dans le canoë. Le geste avait été si fort, que le pauvre Valentin s’était retrouvé sur la terre ferme, non loin du saule pleureur qui protégeait Tomi du soleil.

Valentin un peu secoué, secoua ses puces, qui sans doute devaient être noyées, bref... Tomi le regardait d'un d'air bizarre, Valentin n'avait peur de rien, mais les chats n’étaient pas sa tasse de thé. Quand il rencontra le museau de Tomi, Valentin détala comme une flèche et se mit à tourner, au tour du saule pleureur, en s’écriant :

_Au secours, au secours, un chat.

 

 Ça faisait bien rire Tomi, qui ne bougea pas d'une patte, en se disant tout de même : Et si je m'approchais d’un peux plus près, pour voir ce petit toutou, qui a tout l'air d’être fou.

 

_Valentin, Valentin s’écriait Tomi.

Mais Valentin n'attendait rien et il tournait, tournait, à en perdre la raison. Le maître et son ami débarquèrent sur la rive :

_Valentin, Valentin arrête toi, tu vas finir par avoir le tournis! Rien à faire, soudain, il tomba comme une loque, épuisé d'avoir trop tourné.

Le maître inquiet s’approcha de lui :

_ Allez debout mon chien, rien ni faisait.

_Valentin était presque inconscient.

Tomi s'approcha, le maître lui dit:

_Tu sais, il a peur des chats.

Le petit Tomi s'approcha encore et encore.  Doucement il posa sa patte de velours, sur le corps de Valentin, qui avait le souffle court. Tomi le rassura de quelques mots apaisants :

_ Ne t’inquiète pas petit chien, je suis Tomi le chat,  allez debout. Soudain, Valentin ouvrit la moitié d'un œil en s’écriant :

_ Non, non pas ça, pas un chat!

Puis il ouvrit l’autre œil et là, comme si c’était naturel, Tomi prit Valentin dans ses pattes de velours et le serrant tout contre son petit cœur, bouleversé croyant le petit chien perdu. Valentin s'apaisa, il regarda Tomi et lui donna un coup de langue sur le nez, en signe de remerciement. Depuis ce jour-là Valentin a toujours aussi peur des chats, sauf de son nouvel ami Tomi.

 

 

 

 

 

 



01/02/2015
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