Poète Marieka-p

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Texte n°5 et n°6

 

 

 

N°5 : A la recherche de Soli,

 

 

 

La nature était vêtue de blanc et les cheminées crachaient leur fumée de coton, qui ressemblait à des nuages. Tomi bien au chaud, contemplait le spectacle, le nez collé à la fenêtre et comme la plupart de ses amis, il n'aurait pas mis une patte dehors pour tout l'or du monde. La vielle dame le chouchoutait comme un bébé, il aimait ça les caresses.

Noël approchait à grands pas et sur la place du Village, il y avait des marchands de sapin, de marrons chauds et un carrousel, qui faisait tourner la tête des petits. Toutes les vitrines étaient illuminées de mille feux, elles réchauffaient le cœur des plus vieux.

 

Non loin de ce petit paradis terrestre, la tristesse était blottie dans un recoin sombre d'une ruelle. C’était Soli le lapin, il s’était réfugié là, avec  une patte blessée, à cause des pièges posé par un braconnier, dans la forêt. Soli n’habitait pas au Village, il était venu voir son cousin Billy. Et personne ne pouvait se douter qu’il était prisonnier dans ce coin.

Au cœur du Village tous les visages resplendissaient de bonheur. A deux jours du réveillon, la vielle dame était sortie pour acheter un sapin et quelques cadeaux pour son petit chat. Pendant ce temps-là, Tomi ronronnait dans son panier d'osier, au pied de la cheminée ou brulait des bûches d'olivier. Il rêvassait au printemps prochain et à de nouvelles aventures en compagnie de ses amies.

 

Dans la forêt les parents de Soli s'inquiétaient, car à cette heure tardive, il n’était pas bon pour un lapin de ne pas être dans son terrier. Pilou le renard et ses compères rodaient dans les parages. Monsieur lapin alla jusqu'au Village, à ses risques et périls et fit le tour des chaumières, en demandant aux gens s’ils avaient vu Soli, sans résultat.

Les villageois attristés par cette triste nouvelle, lui proposèrent de l'aide et se mirent à la recherche son fils Soli.

 

Il ne restait qu'une chaumière à visiter, c’était celle de Tomi. Monsieur lapin alla toquer à sa porte. Elle le fit entrer et  Tomi tendit l’oreille. Il comprit très vite ce qui se passait et profita de  l’inattention de sa maitresse, pour  aller prévenir tous ses amies, qui  se mirent à la recherche de Soli. Parmi les amies de Tomi, l’un d'entre manquait à l’appelle, c’était Charly le chat des beaux quartiers ?

Tous criaient le nom du petit lapin, sans réponse, ils décidèrent alors de se séparer. Les uns prirent le chemin du vieux moulin et les autres les ruelles.

Le froid glacial brûlait les pattes de tous les animaux et au bout de deux heures de recherche, épuisés ils abandonnèrent, sauf Tomi qui rencontra Mili la petite souris.

_Bonsoir Mili

_Bonsoir Tomi, que fais-tu dehors à cette heure tardive.

_je suis à la recherche Soli

_Soli! Je l’ai aperçu ce matin, il avait l'air pressé.

_Tu ne l’as pas revue depuis?

_Non, mais en traversant la forêt j'ai entendu un cri.

_Un cri!

_Oui  il venait du gros chêne et je sais que là-bas les braconniers installent leurs pièges.

 

Mili reprit son chemin, en quête de quelques morceaux de fromage à glanés, autour des restaurants. Tomi poursuivit encore un peu la recherche, sans résultat et le froid brulait ses coussinets. Fatigué il était rentré se coucher. Il était très tard et Charly le chaton des beaux quartiers n’arrivait pas à trouver le sommeil, car la disparition de Soli l'inquiétait. Il avait eu un petit différent avec lui, une histoire de souris.

Un jour Charly en avait attrapé une, à la lisière de la forêt, en ignorant que c’était Mili, Soli l'avait surpris et le dissuada de sans prendre à elle. Alors depuis ce jour-là Charly évitait Soli. Mais ce soir-là, Charly  laissa cette histoire de côté.

 

Il se disait : Pauvre Soli, il faut que je fasse quelque chose, mais toutes les portes de la maison où il vivait étaient fermées. Comment sortir de cette maison? Il se souvint que la porte de la cave qui restait ouverte, alors il descendit et par un soupirail sortit.

Le pauvre chat se mit à trembler de froid, mais malgré cela il poursuivit son chemin. Pendant ce temps-là, Soli agonisait dans la ruelle, avec la peur au ventre, car un chat affamé, ou bien Pilou le renard, pourrait le débusquer et le croquer. Charly fit le tour du Village et à force de témérité il découvrit Soli évanouit. Il le prit dans sa gueule et le ramena jusqu'à la cave, mais à la vue de sa blessure, il courut réveiller ses maîtres. Ils prirent Soli en charge jusqu'au matin. À l'aube, les maîtres de Charly Pierre- jean et Marie- madeleine, allèrent porter Soli chez le vétérinaire et après quelques soins, ils le ramenèrent sous leur toit, le temps d'une convalescence. Soli se demandait ce qu'il faisait chez Charly.

 

Pourquoi suis-je sous ton toi ?

 

_Tu sais, je m'en voulais de t’avoir évincé, à propos de Mili et je m’inquiétais pour toi, alors une fois que tous tes amies soient rentrées sans t'avoir retrouvé, je me suis dit qu'il fallait que je te pardonne et je me suis mis à ta recherche.

_Merci de m'avoir sauvé la vie.

_De de rien Soli.

Charly alla prévenir ses amis, qu’il l’avait retrouvé.  Soulagé, Soli étaient rentrés chez lui, avec son père.  

 

 

 

 N°6: L’aïeul,

 

 

 

Ce matin-là, Tomi jouait dans le jardin, en compagnie de Miss. Le facteur était passé plus tôt qu'à son habitude et il déposa une lettre. La vielle dame reconnu le cachet de la poste, c’était celui du Village de son frère, elle ouvrit le courrier. Il annonçait la mort du grand-père Timis. Tomi y était très attaché et la vielle dame se demandait bien, comment elle allait lui annoncer cette triste nouvelle. Elle attendit un peu et c'est en milieux d’après-midi, qu'elle fit le grand pas. Il devait être seize heures et à cette heure-là Tomi avait toujours droit à un bol de lait.

D'une voix douce, elle appela Tomi, qui jouait avec Miss dans le jardin. Elle dit à Miss de l’attendre dehors. Le petit Tomi entra dans la maison et dit à la vielle dame :

 

_Tu à l'air si triste, que se passe-t-il?

 _Mon petit Tomi, il va falloir que tu sois courageux.

 _Courageux, je le suis toujours moi!

 _ Je sais, mais ce n’est pas le courage comme tu l’entends.

 _Je ne comprends pas trop.

_Mon petit Tomi, ton grand-père et mort.

 

Tomi regarda la ville dame, les yeux remplis de l'arme. Elle le prit sur son cœur.

 

_Ne pleure pas, ton papy repose au ciel, il était très âgé et malade. 

 

 Tomi en sanglot répondit:

_Je l'aimai tant, si tu savais. 

_Je sais mon petit Tomi, je sais.

 

Après cette triste révélation, la vielle dame déposa Tomi dans son panier, puis elle alla voir Miss pour lui expliquer. A l’écoute de cette douleur, Miss eu des larmes de compassion et elle fit un signe de la patte et rentra chez elle. Tomi s’était endormi et ses songes l'avaient entraîné sur le chemin des souvenirs, au bord de la rivière, quand il allait pécher avec Timis. Son grand père Timis se moquait toujours de lui quand il ratait une touche. Et puis, il y avait les vacances à la ferme, ou ils jouaient à chat perché, quand les vieux os de son grand -père ne le faisaient pas souffrir. Il y avait aussi les moissons et le frère de la vielle dame avec son tracteur. Ni une ni deux nos deux chats sautaient sur ses genoux et  une fois arrivés au champ, ils sans donnai à cœur joie, à courir après tout ce qui bougeait. Un jour Timis qui avait déjà un âge certain, s’était coincé dans un buisson épineux et on pouvait l’entendre miauler de douleur à cent lieues à la ronde. Tomi était allé le sortir de là, il l'avait réussi à lui attraper la queux et après un gros effort, il avait fini par le sortir de ce piège. Le pauvre Timis était dans un triste état. Voyant ce pauvre chat tout ensanglanté, le frère de la vielle dame, rentra à la ferme et le soigna. Tomi ouvra un œil, la tête encore un peu dans ses songes. La vielle dame, était assise dans son fauteuil, elle lui dit :

 

_Tien te voilà réveillé!

 _Tu veux ton bol de lait?

 _Non, je n'ai pas fin.

 _Mon petit Tomi, il faut que tu manges, je sais tu es triste.

 _Oui, mon papy va me manquer, tellement me manquer.

 

 Tomi de nouveau se mit à sangloter et la vielle dame ne savait plus que dire, pour le consoler, soudain elle eut une idée.

_Écoute moi Tomi, je vais au grenier je reviens.

Elle  motta au grenier et elle ouvrit une malle, elle en sortie un album photo, des images du temps ou Timis tout jeune et d’autre  avec son petit fils Tomi.

 

 _Voilà j'ai trouvé ce que je voulais.

 _C'est quoi?

 _Viens sur mes genoux mon petit Tomi.

 Il sauta sur les genoux de la vielle dame et commença à feuilleter l’album. Il n’en croyait pas ses yeux, toutes ces photos, avec son papy, elles  lui rappelaient tant de bons souvenirs. On pouvait voir dans ses petits yeux tout ronds, le bonheur refléter. Puis Tomi fini par s'endormir, avec dans le cœur l'amour de son papy Timis.

 

 

 



28/01/2015
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