Poète Marieka-p

Poète Marieka-p

Mon dernier soupir,


 

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A la fenêtre ouverte j’entrevois des sourires

Quelques beaux souvenirs sous le pont des soupirs,

Mes joies mes peines, mes amours mes défaites

Le temps doux des moissons, les jours gris des tempêtes,

Les yeux verts de ma mère les colères de mon père

Le vin chaud dans le bol que buvait mon grand-père,

Les beignets de grand-mère qui sentaient la Canelle

Mon enfance et  l’hiver dans les draps de flanelle,

A la fenêtre ouverte j’entends sonner le glas

Les tambours les trompettes qui viennent de l’au-delà

Je vois  l’ombre de la mort qui s’approche en silence

Tel un chat impatient d’attraper sa pitance

 Je regarde passer mes dernières années

Qui transportent mon avenir sur une toile d’araignée

Pour mieux emprisonner ma mémoire fébrile

Qui doucement s’estompe et deviendra sénile,

A la fenêtre ouverte je vois soudain la nuit

Qui souffle la bougie dans la chambre sans vie

A cet instant précis je change de  décor 

Mon âme libérée au-dessus de mon corps,

  J’écoute la souffrance au bord de vos sanglots

Derrière le corbillard que tirent les chevaux,

 Ne soyez pas si triste séchez donc vos larmes

Car mon âme s’afflige de votre vague lame,

A la fenêtre ouverte j’ai baissé le rideau

Devant ce long cortège qui m’emmène au tombeau,

Je vais rester un peu le temps de quelques lunes

 Au cœur de ma demeure sur une chaise de fortune,

Et puis je partirai au-delà des nuages

Dans dernier effort pour mon dernier voyage

Comme une étoile qui meurt au beau milieu des cieux

En laissant derrière elle la lueur des adieux.

 



31/03/2014
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