Poète Marieka-p

Poète Marieka-p

Mathilde,

 

 

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Mathilde,

 

 

 

 

Septembre était venu, peindre le paysage de ses couleurs monotones. Le nez collé à la fenêtre de sa chambre, Mathilde contemplait le tourbillon des feuilles mortes. Elle vivait dans une grande bâtisse du siècle dernier, son père l'avait eu en héritage, après le mort de ses aînées. La fillette était âgée d'une douzaine d'années, elle était entourée de Linda sa gouvernante et du vieux régisseur François.  

La demeure avait un air de vieux musé poussiéreux, où se côtoyaient meubles et tableaux anciens et d'autres reliques rapportées de pays étranger. A l’époque ou son grand-père parcourait le monde pour ses affaires. Sur les murs, il y avait des cadres boiteux, de vieilles photos jaunis de ses aïeux, au regard froid. Qui, quand la nuit tombait là  faisait frissonner de peur, sous la lueur des chandeliers.

Ses parents possédaient des terres, sur les quelles poussait la vigne. Elle donnait un élixir d'une rare qualité et de renommée mondial. Mathilde ne voyait guère ses parents, à cause de leurs affaires à l’étranger. Toujours à  la recherche d'une nouvelle clientèle et pour entretenir de bonnes relations, avec les anciennes.

Ils ne rentraient qu'une fois par mois et Mathilde s'ennuyait, sur tout du manque d'amour de sa mère, qui l’avait confiée très tôt à Linda. Alors pour combler se besoin d’affection, la petite fille partait chaque nuit, se réfugier dans son monde imaginaire.

Un monde dans lequel vivait Oscar, il était le fils d’un charpentier. C’était  un petit garçon de son âge, avec lequel elle partait à l’aventure. Les deux enfants allaient gaîment gambader, dans les vertes prairies, pour attraper des papillons, de toutes les couleurs et de toutes sortes. Ils jouaient avec les grenouilles et d’autres bestioles bizarres qu'ils taquinaient. Dans ce monde, il y avait un sentier qui menait au cœur de la forêt, ou se trouvait une ancienne mine. Mathilde était aux anges devant ce paysage et son visage s'illuminait de boueur. Epuisée dans ce songe merveilleux, elle finissait par s'endormir sur un tapis de mousse moelleux.

Au matin, l'esprit encore remplis de rêves, elle s’éveillait et le soleil venait caresser son visage, à travers les vitres de la fenêtre. Elle se levait et se rendait au cuisine, ou sa gouvernante avait préparé son petit déjeuner, après quoi elle allait faire sa toilette. Et puis, un gros bisou sur la joue plissée de Linda et elle allait retrouver François qui la conduisait à l’école.

L’école était située à plusieurs kilomètres de la demeure et Mathilde restait déjeuner à la cantine. Souvent elle délaissait la nourriture, bien trop absorbé par le manque de ses parents.

A l’heure de la recréation, elle jouait avec son amie Marie et d'autres enfants. Son jeu préféré était à la corde à sauter, ou bien chat perché. Ce jour-là elle était tombée et elle s’était cognée la tête contre le rebord d'une marche. Mathilde avait la tête dure, sa maîtresse d’école qui l'avait vue, lui apporta une compresse d'eau froide, pour calmer la douleur. Au environ de dix-sept heure, François venait là rechercher, mais avant il faisait toujours un détour par la poste, sois pour poster ou bien retirer du courrier. Le farceur ne montait pas jusqu'au domaine et comme  la demeure à cette époque n'avait pas encore de téléphone, alors les parents de Mathilde envoyaient un télégramme ? pour prévenir de leur arrivé.

Quelque jour au paravent, il avait retiré un pli qui annonçait leur venue. Il y avait aussi un paquet adressé à Mathilde, qu'il déposa dans le coffre de la voiture. Mais ce jour-là, en allant à la poste, François eu une mauvaise surprise. Un télégramme qui disait:

_Nous ne pouvons rentrer, souci client.

François ne parla pas du télégramme à Mathilde. En rentrent de l’école, la fillette alla dans sa chambre, elle était très souriante ce soir-là. Car le matin même, Linda lui avait annoncée la venue de ses parents. Ils arrivaient dans deux jours, Mathilde s’était mise à ses devoirs en attend le dîner.

Dans la cuisine, François annonça la nouvelle à Linda.

Le visage de la gouvernante devin blanc comme un linge :

_ Ma pauvre Mathilde ! Elle qui se faisait une joie de revoir ses parents, comment vais-je lui annoncer ça?

Un peu plus tard, Linda appela Mathilde pour dîner, ils avaient pour habitude de le prendre tous ensemble. A table François faisait gris mine et Linda n'osait dire mot à la petite Mathilde. Mais du haut de ses douze ans, la gamine sentait qu'il se passait quelque chose.

_ Vous en fait des têtes.

Linda regarda Mathilde.

_Tes parents.

_Mes parents, je sais ils arrivent après demain!

François voyant Linda embarrassée.

_Ma pauvre chérie, ils ne seront pas là.

Mathilde se mit à pleurer.

 Linda la prit dans ses bras.

Ils ton fait parvenir un paquet, va le chercher il est dans le salon.

_j'en veux pas de leur cadeau.

La petite fille monta dans sa chambre, s’allongea sur son lit et alla rejoindre Oscar dans son monde imaginaire.

Pendant ce temps-là, à la cuisine Linda s'inquiétait pour la petite.

_Tout ça, il y a trop longtemps que ça dure.

_Tu es modeste Linda, depuis qu'elle est née, ça fait une éternité pour cette gamine.

_Il faudrait  en parler à ses parents.

_Leur en parler, à! Tu penses qu'ils vont nous écouter?

_On ne peut pas laisser cette enfant souffrir commença.

_Bien sûr que non, la pauvre petite est si tristesse.

Sur ses mots, ils allèrent chacun de leur côté, Linda monta voir Mathilde qui s’était endormie tout habillée. Elle déposa un bisou sur son front, referma la porte et alla se mettre au lit. La petite était très perturbée et sa nuit fut agitée.

Dans  le monde imaginaire, Oscar l'avait conduit dans une ancienne mine de charbon, non loin de chez lui. Son père lui avait pourtant recommandait à plusieurs reprise de ne pas aller jouer là-bas, car c’était un endroit trop dangereux.

Mais comme tous les enfants, Oscar délaissa les conseils de son père. Les gamins s’étaient aventurés dans les profondeurs de la mine. Soudain un bruit sourd se fit entendre et une voûte s'écroula et bloqua l'entrée. Ce fut le trou noir et Mathilde suffoquait, étouffait et se plaignait de sa tête.

Au tour de la demeure, le vent d’automne soufflait et Linda ne trouvait pas le sommeil, comme si elle présentait qu'il se passait quelque chose d'anormal. Inquiète, pour la petite elle se releva et monta à sa chambre. Elle ouvrit doucement la porte, Mathilde dormait profondément, Linda était rassurée et alla se recoucher.

François se leva à l'aube, comme il le faisait chaque jour et après un café bien corsé, il allait vaquer à ses occupations, dans le matin brumeux de l'automne. Il nourrissait la basse-cour, un coq sans âge et quelques poules pondeuses. Deux beaux cochons qui engloutissait tous les restes des repas, le plus gras était sacrifié à l'entrée de l'hiver, pour en faire le boudin et autres charcuteries.

Puis il rentrait faire sa toilette et se changer pour accompagner Mathilde à l’école. Linda n’était pas loin derrière, dans sa cuisine devant son bol de thé, accompagné de quelques tartines de confiture maison. En suite elle préparait le petit déjeuner de Mathilde, puis elle l’appelait ver sept heures. Ce jour-là, elle l’appela une foi, puis deux fois sans réponse, inquiète elle monta à la chambre. Elle ouvrit la porte, la petite fille était encore endormie. Linda tapota doucement sa joue pour la réveiller, mais aucune réaction? Pourtant son souffle était régulier.

Prise de panique elle appela François, qui était dehors occupé à lustrer la voiture...

Il était rentré.

_Que se passe-t-il?

_La petite, la petite, elle ne se réveil pas!

François monta à la chambre.

_Il y a quelque chose de pas normal? Linda ! vite une couverture.

 Il enveloppa Mathilde et là conduisit d'urgence à l’hôpital, qui se trouvait à une trentaine de kilomètre. Une fois arrivé sur place, les médecins prirent en charge la petite et pendant ce temps-là, Linda et Fronçais allèrent au bureau de poste le plus proche.

Ils téléphonèrent aux parents, qui se trouvaient en Angleterre. Le réceptionniste de l’hôtel leur dit qu'ils étaient sortis, il transmettra le message.

Ils retournèrent à l'hôpital, à la rescription ils demandèrent à voir le médecin, qui vint quelques minutes plus tard. Il leur demanda leur lien de parenté, Linda après avoir expliquée la situation, avait pu obtenir le diagnostic.

Mathilde souffrait d'un problème au cerveau, dû à un choc. La petite était dans un semi coma, mais d’après le médecin ses jours n’étaient pas en danger, il fallait attendre. Il conseilla à Matilde de rentrer et si demain les parents n’étaient pas là, il les appellerait.

La petite Mathilde était sous respiration artificiel et dans son monde imaginaire. Oscar cherchait un passage pour sortir de cet enfer.

François et Linda étaient allés prévenir l’institutrice, qui après avoir entendu les faits, leur dit :

_Mathilde est tombée sur la tête en jouent hier, elle avait une petite bosse, je lui ai mis de la pommade.

_Et vous n’avez rien remarqué dans l’après-midi. Dit Linda.

_Non madame, son comportement était tout à fait normal.

Ils étaient rentrés au domaine. Les parents de Mathilde étaient arrivés très tard dans la nuit, trop tard pour aller à l’hôpital.

Un taxi lés avait déposé au domaine, Linda ne dormait que d'un œil, le ronronnement de la voiture l’avait réveillée. Elle se leva pour les accueillir.

_Bonsoir Monsieur, bonsoir Madame.

La mère de Mathilde impatiente et inquiète :

_Avez- vous eut des nouvelles de ma fille?

_Oui madame, cette après-midi, d’après le médecin qui là suis, ses jours ne seraient pas en danger.

_Mais à quoi est du cet état de coma?

_Un choc Madame, Mathilde est tombée en jouant à l’école.

_Et l’institutrice qu’a elle fait !!

_Elle a fait ce qu'il fallait, après le choc et Mathilde allait bien.

François était sorti de sa chambre et alla les saluer. Linda par politesse leur proposa quelque chose à manger, mais après tant d’inquiétude et d’émotion, ils n'avaient guère d’appétit et allèrent directement se coucher, suivies des domestiques.

 A l’hôpital, Mathilde était toujours dans le coma et dans son monde imaginaire. Oscar n'avait pas trouvé d'ouverture pour sortir de cet endroit morbide, ou la petite fille soufrait de plus en plus. La nuit était tombée et le père d'Oscar s'inquiétait de ne  voir son fils renter. Il se mit à le chercher aux alentours, en demandant de  droite à gauche s’ils avaient aperçu, mais personne ne l'avait croisé.

Alors il rentra, très soucieux de l'endroit où il pouvait être et ne ferma pas l’œil de la nuit. Pendant ce temps-là, à la demeure tous s’inquiétaient pour la petite Mathilde et aucune âmes n’avaient trouées le sommeil.

Fronçais était assis en bout de table, dans la grande salle, Linda se morfondait dans un fauteuil et les parent de Mathilde tournaient dans une atmosphère de désespoir. Il y avait un silence de cathédral dans cette grande bâtisse, qui faisait froid dans le dos.

Soudain François prit la parole, en s'adressent au père.

_Monsieur

_Oui François.

_Depuis quelques temps Mathilde ne va pas très bien.

_Vous a-t-elle parlé.

_Non Monsieur, c'est une petite fille très renfermée, elle s'isole souvent dans sa chambre.

_Et en classe, elle n'a pas d'amies à qui se confier?

_Je ne sais pas Monsieur.

Linda se disait: ce n'est pas possible, il ne va pas arriver à lui dire ce qu'il pense vraiment.

Elle lui coupa la parole.

_Monsieur permettez-moi.

_Oui Linda.

_ Votre fille vis de plus en plus mal vos absences.

La mère de Mathilde la regarda d’une aire contrariée.

_Ça ne vous regarde pas, vous net que la gouvernante.

_Je ne suis que la gouvernante, serte Madame, mais c'est moi qui la console quand elle a du chagrin.

_Évidemment!

_Je ne suis pas sa mère, mais moi qui n’est pas eu d'enfant, j’aurais aimé avoir une petite fille telle que là votre.

La mère de Mathilde se mit à pleurer.

_Ne pleurez pas Madame, il n'est pas trop tard.

Le père les yeux rougis de larmes :

_Nous savons tout ça Linda  et vous n'avez pas torts, nous en reparlerons quand Mathilde serra rétablie.

L'aube pointait à l’horizon et Linda proposa du café ou du thé, pour réchauffer un peux les âmes. Pendant ce temps-là, Mathilde était toujours prisonnière, dans son monde imaginaire au fond de la mine avec Oscar. La nuit avait fait place à l'aube et le père d'Oscar n'avait pas dormit. Il avec cherchait toute la nuit dans ses souvenirs, puis il se souvint de la mine. Il était encore très tôt, mais il alla trouver le forgeron et le boulanger et tout homme disponible pour aller voir à la mine.

Une fois sur place, ils s’aperçurent que l'entrée était bouchée? Munis de leurs pelles et de leurs pioches ils déblayèrent le passage.

À la demeure tout le monde était prêt à partir pour se rendre au chevet de la petite, François les conduisit.

Arrivées à l’hôpital, Linda et François étaient restés dans la salle d'attente, en laissant les parents de Mathilde seules. Le père entra le premier suivi de sa femme, qui fondit en larmes à la vue de sa pauvre petite.

Le père ressortit et demanda à voir le médecin, il arriva quelques minutes plus tard.

_Bonjours docteur, je suis le père de Mathilde.

_Bonjours Monsieur, votre petite fille va un peu mieux.

_Un peu mieux, que voulez-vous dire?

_Simplement qu'il va falloir que vous soyez patient, son réveil peut prendre du temps.

Il retourna dans la chambre, son épouse parler à Mathilde.

_Ma petite puce, j’espère que tu m’entends, je sais que tu as souffert de mon absence et j'aurais dû être plus pressante. J'ai eu tort de te délaisser au profit des affaires du domaine, sauras tu me pardonner un jour. Je te promets de rester à la demeure pour te choyer et te donner tout mon amour. À cet assistant précis, la main de Mathilde serra doucement celle de sa mère,  qui s'adressa à son mari :

_ Regarde, elle a bouchée les doigts!

_Ne te fait pas d'élision, tu sais ce que le médecin à dit.

_Il peut se tromper.

Au même moment,  le père d'Oscar avait déblayé l'entrée de la mine avec ses compagnons, ils y entrèrent. François et Linda étaient allés au chevet de Mathilde et  le père de Mathilde alla prévenir le médecin, qui le suivit dans la chambre. Il fit sortir François et Linda. Après avoir examiné l'enfant, il en conclu un réveil imminent, au grand soulagement des parents.

Dans le monde imaginaire de Mathilde, au fond de la mine ou ils s'étaient réfugiés, les enfants entendirent des voix.  Ils avancèrent et virent la lueur d'une torche s’approchait, c’était le père d'Oscar, ils étaient sauvés. Il lés fit sortir en lés dirigeant vers un rayon lumineux, c’était la lumière du soleil qui éclairait la sortie.

Au même instant sur son lit d’hôpital, Mathilde ouvrit les yeux et sous le regard soulagé de sa mère en sanglots et des yeux de son père qui demandaient son pardon. François et Linda étaient heureux de retrouver leur petite protège. Mathilde sortie de l’hôpital deux jours plus tard, avec le sourire et la joie de vivre. Oscar ne l'avait pas oublié, il était venu une nuit lui rendre visite, elle lui sourit et prit sa main, pour de nouvelles aventures.

 

 

 

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03/03/2015
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