Poète Marieka-p

Poète Marieka-p

Maltraitance,

 

 

Maltraitance,


Derrière la porte de l’enfer

Enfermé comme un animal

Sans même un rayon de lumière

Le cœur de l’enfant avait mal,

 

Seule pitance un bout d’pain sec

Entre la porte entrebâillée

Quelques restes dans une assiette

Un verre de lait presque caillé,

 

Quand les esprits un peu tordu

Avaient l’ivresse du comptoir

Sa pudeur était mise à nue

Pour le supplice de la baignoire,

 

Petit enfant dans l’eau glacé

Devant leurs yeux sanguinolents

Son corps menu fragilisé

Faisait l’apnée en suffoquant,

 

En pleine nuit au vent d’hiver

Les pieds dénudés dans la neige

Ou bien l’été au courant d’air

On le sortait un peu son’ piège,

 

Le pauvre enfant gesticulait

L’échine courbée les bras ballants

Le cuir de bœuf l’écorchait

Le sang coulait abondamment,

 

Petit enfant les yeux mouillé

Rentrait enfin dans son cachot

La peau bleutée le cœur noyé

Dans l’océan de ses sanglots,

 

A l’horreur il s’était habitué

Dans ces murs noirs punissable

Qui sentaient la peur la cruauté

Condamné, il était coupable,

 

Sur le sol rouge du sacrifice

L’enfant matir devenu grand

Sécha ses larmes ses cicatrices

Au fond de son cachot bien puant,

 

D’où il pouvait humer le pain

Dans l’assiette de ces fêlés

Mais lui mangeait qu'après ces chiens

Qui s’pavanaient d’devant la télé.

 

De cet enfer démoniaque

Il s’est enfui un beau matin

Tout en haillon avec la niaque

Jusqu’à la porte de ses voisins,

 

Enfin libéré de ses chaines

D’une existence laide et crasseuse

Ont l’exila loin de la haine

Ou il vécut une vie heureuse.

 

 

 

 



15/03/2015
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