Poète Marieka-p

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Maltraitance

 


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Derrière la porte de l’enfer

 

Enfermé comme un animal

 

Sans même un rayon de lumière

 

Le cœur de l’enfant avait mal,

 

 Seule pitance un bout d’pain sec

 

Entre la porte entrebâillée

 

Quelques restes dans une assiette

 

Et verre de lait presque caillé,

 

Quand les esprits un peu tordu

 

Avait l’ivresse du comptoir

 

Sa pudeur était mise à nue

 

Pour le supplice de la baignoire

 

 Petit enfant dans l’eau glacé

 

Devant leurs yeux sanguinolents

 

Son corps menu fragilisé

 

Faisait l’apnée en suffoquent,

 

En pleine nuit au vent d’hiver

 

Les pieds dénudés dans la neige

 

Ou bien l’été au courant d’air

 

On le sortait un peu son’ piège

 

Le pauvre enfant gesticulait

 

L’échine courbée les bras ballants

 

Le cuir de bœuf l’écorchait

 

Le sang coulait abondamment

 

Petit enfant les yeux mouillé

 

Rentrait enfin dans son cachot

 

La peau bleuté le cœur noyé

 

Dans un océan de sanglot,

 

A l’horreur il s’est habitué

 

Dans ces murs inguérissables

 

Qui sentaient la peur la cruauté

 

Condamné il était coupable,

 

 Dans le noir du sacrifice

 

L’enfant matir devenu grand

 

Sécha ses larmes ses cicatrices

 

Au fond de son Cachot puant,

 

D’où il pouvait humer le pain

 

Dans son assiette un peu fêlé,

 

Il ne mangeait qu’après ces chiens

 

Qui s’pavanaient d’devant la télé,

 

De cet enfer démoniaque

 

Il s’est enfui un beau matin

 

Tout en haillon avec la niaque

 

Jusqu’à la porte de ses voisins,

 

Enfin libéré de ses chaines

 

De cette existence laide et crasseuse

 

Devenu homme loin de la haine

 

Il vécut une vie heureuse,

 

Mais quand le nuit l’ensommeillait

 

Resurgissait l’indélébile

 

Toutes ses craintes toutes plaies

 

Qui l’éveillait presque fébrile,

 

Gravé à jamais en sa mémoire

 

Petite enfant devenu grand

 

Devant le reflet noir du miroir

 

La cruauté de ses parents.

 



18/03/2014
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