Poète Marieka-p

Poète Marieka-p

La vieille

 


 La vieille

 

Sur l’horizon monotone

Assise sous l’olivier

Une vieille en automne

Regardait les voiliers,

 

Les mains croisées

Sur un bois de sapin

Elle semblait reposer

D’un bien triste destin,

 

Le regard sur la masse

En perpétuel mouvance

Qui roule qui se fracasse

Au pied de la souffrance,

 

Qui s’étire en lambeaux

Sur son visage pâle

Un passé et ses maux

Qui lui courbent le dos,

 

Je m’étais approché

Tout en la regardant

Je  soufflais charité

De ses lèvres nul vent,

 

Figée par les saisons

Son corps était de marbre

Au détour d’un grand pont

A l’ombre des arbres,

 

Un silence mortel

Sorti des bas-fonds

Des ténèbres éternelles

L’ombre des moribonds,

 

Elle était là sans vie

Devant mon vague à l’âme

Au bord de la nuit

Qui avait pris son âme.

 

 



06/04/2014
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