Poète Marieka-p

Poète Marieka-p

Je la regardais partir, ( Maman)

 

 

Je la regardais partir,

 

Sur l’océan de ma mémoire

Je revois tous ces hommes en blancs

Sur le bateau noir du désespoir

Courant tous après le temps,

Pour soulager ce corps malade

Sur le lit blanc de la souffrance

Qui soutenait l'insoutenable

En attendent la délivrance.

Dans cette chambre sans sourire

Je revoyais toute mon enfance

Tout en la regardant mourir

Avec les yeux de ma souffrance,

Sur la rive de la douleur

Devant ce corps fragilisé

Je m’approchais avec douceur

 Tout en gardant ma dignité,

Et dans ma main je pris la sienne

Quelques murmures improvisés

Pour cette poupée de porcelaine

Qui avait tant d’humilités,

Toute sa douceur serra ma main

Un dernier signe de son amour

Car elle savait que le destin

 Avait sonné son dernier jour,

Sur le front blanc de sa douleur

Je déversais toute ma tendresse

Pour que son âme s'exile sans peur

 Sous le dôme de l’allégresse,

Je quittais la chambre en prière

Avec la pluie au bord des yeux

Pour tout l'amour de ma mère

 Qui m'avait rendu si heureux.

 

 

 



07/02/2015
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