Poète Marieka-p

Poète Marieka-p

Etranger vagabond,

Etranger vagabond,

 

 

D’un lointain paysage, il était venu

Le cœur blessé par la rupture

Les poches percées sans un écu

Les yeux bleuis par la froidure,

 

En sa mémoire était gravé

Des cris des pleurs des agonies

Des ravines ensanglantées

Où s’étalaient des corps sans vie,

 

Exilé de cet enfer et fuyant la famine

Il était arrivé là un beau matin

Avec ces mots écrits sur sa poitrine

A votre bon cœur messieurs dame, j’ai faim.

 

Sur le parvis verglacé de l’église

Toutes les âmes ont fière allure

Pressant le pas et sous de la bise

En ignorant toutes ses blessures,

 

L’étranger se demandait pourquoi

Tous ces regards remplient dédains

Le regardaient porter sa croix

Sans se soucier qu’il avait  faim,

 

Le vent avait bleui son teint

Son âme avait perdu la fois

Mais il tendait encore la main

Dans douleur et dans le froid,

 

Sera-t-il encore là encore demain ?

Le nez au vent, le corps debout 

N’oubliez pas votre prochain

Car demain, ce sera peut-être vous.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



11/03/2017
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