Poète Marieka-p

Poète Marieka-p

Elle, (La vieille)

 

 

 Elle,

 

 

 

 

Assise dans son fauteuil le nez à la fenêtre

Dans cette demeure blanche ou patiente les âmes

Elle regarde danser ces roses éphémères

Au milieu du jardin ou s’arrêtent les dames

 

Sur des bancs en couleur et même un peu bancal,

Elles admirent dans le ciel les séraphins courir

Dans le bleu de l’azure c’est comme un carnaval

Pour les yeux de ces femmes qui ne savent plus sourire,

 

 

Elles vieillissent avec elle, et tous leurs souvenirs

Accrochés à leur cœur avec ruban rose,

Tel un paquet cadeau qu’elles ouvrent sans riens dire

Quand la nuit ce fait triste et l’âme un peu morose.

 

Elle, elle rêve d’un voyage d’un lointain paysage

Du bleu de l’océan et des grands bateaux blancs,

D’un vol de goélands au dessus des nuages

Avec ses yeux d’enfant qui n’ont plus leurs vingt ans.

 

Alors ce soir, elle, elle prépare sa valise

Avec ses souvenirs, un cliché noir et blanc

Sur les genoux de sa mère qui s’appelait Elise,

Et les yeux de son père sous le ciel du printemps.

 

Elle, elle a fermé la fenêtre et tirée les rideaux

Lasse d’attendre là, dans ces murs mourants,

Pour son dernier voyage qui l’emporte au tombeau

Etendu sur son lit elle s’endort doucement,

 

Son âme s’en est allée rejoindre la source

Et sa frêle carcasse à la mère nourricière,

Mais je la vois déjà tout près de la grande ourse

Elle attend le départ pour une nouvelle croisière.

 

 

 

 

 



29/05/2015
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